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Inspection MAPAQ : les points de nettoyage qui reviennent

Publié le · 3 min de lecture · Restaurants et cafés

Lavage de vitre depuis l'extérieur, sans trace

Les constats d’inspection liés à la propreté se concentrent sur quatre zones : le dessous et l’arrière des équipements, les siphons de sol, les joints et scellants, et tout ce qui surplombe une surface de travail. Aucune n’est difficile à traiter. Toutes sont invisibles depuis la position debout d’un cuisinier en service.

1. Sous et derrière les équipements

C’est le premier endroit qu’un inspecteur regarde, parce que c’est le dernier qu’on nettoie. Friteuses, plaques, réfrigérateurs sur roulettes : tout ce qui se déplace doit être déplacé, au minimum une fois par semaine.

L’accumulation y combine gras, humidité et résidus alimentaires — le trio qui attire les nuisibles. Un constat de propreté sous un équipement se transforme vite en constat de salubrité, qui est d’un autre ordre de gravité.

2. Les siphons de sol

Ils drainent tout ce que le plancher reçoit et n’ont aucune raison d’être propres si personne ne s’en occupe. Un siphon négligé produit d’abord une odeur en salle, puis devient un foyer bactérien documenté à l’inspection.

Traitement hebdomadaire minimum : retrait de la grille, brossage du panier, rinçage et désinfection du puisard.

3. Les joints et scellants

Le silicone entre le plan de travail et le mur, autour des éviers, à la base des équipements fixes. Un joint noirci ou décollé est un constat direct, parce qu’il n’est plus nettoyable : la moisissure a colonisé le matériau lui-même.

Le nettoyage courant ne rattrape pas un joint dégradé. Il faut le remplacer. C’est un point que nous signalons systématiquement par écrit quand nous le constatons, sans pouvoir le corriger nous-mêmes.

4. Tout ce qui surplombe une surface de travail

Hottes, tablettes hautes, conduits apparents, luminaires. Le principe est simple : ce qui est au-dessus d’un aliment peut tomber dedans. Une poussière grasse sur un conduit au-dessus d’un plan de travail suffit à générer un constat.

Ce qui fait la différence à l’inspection

Deux restaurants au même niveau de propreté réelle n’obtiennent pas le même résultat si l’un peut documenter ses passages et l’autre non. Un registre daté des interventions, la liste des produits utilisés et leurs fiches signalétiques démontrent un système, pas un coup de chance.

C’est aussi ce qui protège en cas de constat mineur : un établissement qui prouve un protocole en place et un incident ponctuel n’est pas traité comme un établissement sans système.

Le rythme qui tient

Quotidien pour les planchers, la plonge et les surfaces ; hebdomadaire pour le dessous des équipements et les siphons ; mensuel pour les zones hautes et le dégraissage en profondeur. C’est le socle que nous appliquons dans nos contrats en restaurants et cafés, avec un signalement écrit de tout ce que nous constatons sans pouvoir le traiter.

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